AVERTISSEMENT

Je tiens à préciser pour les personnes qui auraient du mal à comprendre la démarche d’un blog (flatter l’égo démesuré de l’auteur, partager ses névroses, faire pleurer dans les chaumières, passer ses nerfs, raconter des conneries, informer un peu, se marrer beaucoup, toussa), que tout ce qui est écrit ici – non seulement n’engage que moi – mais surtout, que tout ce qui y est raconté est bien évidemment purement fictif. Par là j’entends que ces récits, satires, pamphlets, anecdotes (lorsqu’ils ne sont pas tirés d’ouvrages extérieurs) sont inspirés de faits réels mais sont, comme vous l’aurez tous compris, racontés à travers le filtre d’une imagination débordante et d’un esprit, je m’en excuse, légèrement névrosé.

vendredi 16 mars 2012

Le monde des courses et de l'entraînement


Bon, ne vous faites pas trop d'idées, je n'y connais presque rien, mais par la force des choses je cohabite plus ou moins avec. Grâce à une de mes élèves, j'ai pu participer il y a peu à un entraînement de chevaux de courses, j'en profite donc pour vous faire partager ma petite expérience.

Tout d'abord, ce qui m'a toujours frappé dans ce monde c'est l'organisation et la rigueur, il y a tout un tas de codes et d'étapes à respecter. Je n'en connais pas la moitié, mais c'est évident, lorsque l'on observe un minimum le fonctionnement de ce type d'écuries, que tout est organisé et presque minuté : la journée, l'équipement, le programme d'entraînement, la composition des lots, les pistes, et tout le reste.

J'ai donc été invitée à participer à un petit entraînement et pour vous donner un ordre d'idées j'étais attendue pour 6h45 du matin. Imaginez vous que quand je suis arrivée les box étaient déjà faits, les écuries balayées, etc... Oui, j'ai de la chance ! Il n'y avait plus qu'à seller et partir.

Avant cela et pour vous donner une petite idée de ce à quoi ressemble une écurie de ce type, je vais vous décrire un peu ce que j'ai vu. 

Les écuries sont situées sur un domaine appartenant à la société des courses, donc, d'après ce que j'ai compris, la plupart des entraîneurs sont locataires de leurs box. Du moins à l'intérieur du domaine, car tout autour il y a un certain nombre d'écuries portant le nom de l'entraîneur  qui y officie et dont certains sont très connus, ceux là sont donc propriétaires de leurs murs.

A proximité du domaine il y a le "Foyer des Lads", j'ai l'impression que ça fonctionne un peu comme un internat, ce sont essentiellement des jeunes qui veulent faire ce métier et qui sont donc formés et logés sur place. J'imagine qu'il y a une formation théorique à L'AFASEC en plus. Il y a également un autre foyer plus petit au milieu des dizaines de rangées d'écuries où l'on peut prendre un café et peut-être déjeuner, je ne sais pas trop car je n'ai jamais eu l'occasion d'y entrer.

Dans le domaine, les écuries sont donc organisées en allées d'une demi-douzaine de box prolongées par un bâtiment "de stockage" qui fait toute la longueur de toutes les écuries et qui sert à entreposer l'équipement, le grain, les fourrages et tout ce dont on peut avoir besoin. Chaque alvéole forme donc une sorte de U avec 6 box de part et d'autre et une ouverture sur le bâtiment de stockage au fond, bâtiment qui ouvre lui même de l'autre côté sur un parking où sont garés les camions, vans, voitures de tous les professionnels qui travaillent dans ces écuries.

En ce qui concerne les écuries, elles ressemblent à nos écuries de sport mais en beaucoup mieux rangé et organisé. Pour les différences, car il y en a tout de même une ou deux de notables en plus de la propreté et de l'organisation, les box mesurent minimum 3.50m x 3.50m si ce n'est pas un peu plus, et il n'y a pas d'abreuvoir automatique, ni d'abreuvoir tout court d'ailleurs dedans. En effet, à priori, il est important que les chevaux ne boivent pas un certain temps avant un entraînement ou une course (il faudra d'ailleurs que je demande pourquoi).

Tous les chevaux sont sur copeaux et si vous voulez voir à quoi ressemble un vrai box fait "en  bateau" comme dans les livres, n'hésitez pas à aller jeter un oeil si vous en avez l'occasion. Le copeau remonte à 50cm sur les bords du box afin que le cheval ne puisse pas se coincer contre la paroi s'il se roule et afin d'éviter les blessures sur les membres. Le foin est donné en filets à foin accrochés à la porte, il attend les chevaux à leur retour de l'entraînement, ainsi qu'un seau d'eau tempérée.

Maintenant, en ce qui concerne la manière de seller, on ne fait pas n'importe quoi. Tout d'abord on accroche systématiquement le cheval dans le box avec son licol, même s'il est gentil qu'il ne bouge pas et tout le tralala, on s'en fout on fait comme ça, point. Ensuite, on trimbale son matériel sur un tréteau ou un chariot de box en box, chacun à son matériel à soi que l'on transfère d'un cheval sur l'autre, enfin, là où j'étais, peut être que c'est différent ailleurs. Dans le matériel, il y a un sac de pansage avec tout ce qu'on connaît de basique : cure pied, étrille, bouchon, brosse douce ;  mais il y a une chose essentielle en plus : le chiffon. Attention, le coup de chiffon est o-bli-ga-toire à la fin du pansage, c'est comme ça et on y tient. Il y avait également une paire de gant dans mon sac, j'avais les miens mais j'imagine que c'est important d'en avoir ça c'est sûr !

Ensuite, attention pour seller il y a tout un tas de truc à mettre sur le dos du cheval :

1° Serviette (genre de torchon en coton blanc)
2° Tapis (le même que vous et moi)
3° Couvre rein (Très léger)
4° Tapis en feutre (Très épais avec renfort au garrot)
Selle (là j'ai eu le droit de mettre la mienne, ouf !) 

Et parfois, avant le 1°, et c'est ce qui c'est passé avec mon deuxième cheval, il faut mettre un tapis en mousse découpé pour les garrots fragiles, les mêmes que l'on connaît mais plutôt fabrication maison et qui fait vraiment la taille d'un tapis, pas un pad de garrot quoi.

Ensuite on met le filet, normal, mais attention, on n'attache pas le licol autour du coup hein, on est pas au poney club ! Bon, ok. On douche un peu les jambes pour ramollir l'argile et c'est bon.

Et nous voilà partis, enfin presque, parce qu'on ne monte pas à cheval en mettant le pied à l'étrier ici. In-ter-dit ! Ça c'est con parce que je sais pas monter autrement moi, heureusement il y a un billot au bout de l'allée mais c'était pas gagné quand même, j'ai réussi à me débrouiller pour le premier cheval (un 5 ans) mais pour le second j'ai un peu triché... Bon, comme il avait 10ans ça craignait pas grand chose !

Et oui, parce que sur les pistes, la majorité des chevaux ont entre 3 et 5 ans. J'ai donc monté des chevaux d'âges, les chevaux que l'on met devant pour guider les jeunes. Oui, oui, mon 5ans était bien considéré comme un vieux par les autres. Nous voilà donc partis, moi devant avec mon vieux cheval de 5ans, tout mou (à priori pas fait pour les courses) et les jeunes derrière. On fait d'abord deux tours d'écuries sur le dur, on ressangle, ensuite on rejoint les pistes où on fait un aller retour sur une piste de trot d'environ 100m. Je vous rassure, on n'est pas tous seuls sur les pistes, chaque écurie a des lots d'une dizaine voire d'une vingtaine de chevaux et chacune a son programme d'entraînement. Pour nous aujourd'hui c'est récup' parce qu'il y a eu une grosse séance hier. Tant mieux parce que je ne me sens pas trop à l'aise avec ces chevaux qui se raidissent sur la main et vers le bas dès que l'on tend légèrement les rênes, point de décontraction de la mâchoire et de flexion d'encolure ici ! N'en cherchons pas.

Après cet aller-retour au trot nous nous dirigeons au pas vers la piste de galop de chasse en repliant de couvre-rein sur notre selle et en le coinçant sous les étrivières. C'est une piste ovale, très courte, je dirais pas plus de 200m voire moins et le sable est assez profond, elle est utilisée pour le galop de récupération j'imagine. Il faut savoir que toutes les pistes sont bordées de lices, sur celle ci il y en avait une à l'intérieur et un talus formait la "lice" extérieure. J'ai remarqué que ces chevaux adoraient "s'appuyer" sur la lice intérieure à mon grand désarroi, l'incurvation ne faisant pas trop partie du vocabulaire utile ici, la sensation est assez désagréable. Comme mon premier cheval était vraiment pépère, ce premier galop a été très agréable, il est parti un peu fort car il y avait un autre lot sur la piste et je sentais bien qu'il avait envie de les rattraper mais j'ai fait bien attention de ne pas lui donner de point d'appui afin qui ne commence pas à débouler à Mac2 sans que je ne puisse plus l'arrêter. Il faut savoir que ces chevaux sont tellement "raides" dans leur façon d'être mis, qu'une fois partis, ce n'est plus la peine d'essayer de les arrêter, leur encolure ressemble à un tronc d'arbre et ça ne freine pas et ça ne tourne pas plus ! Donc, mieux vaut ne pas jouer... Heureusement, celui-ci répondait assez bien à la voix, ça aide un peu.

Pour le second, cela a été légèrement plus mouvementé, j'imagine qu'avec l'âge leur bouche se durcit un peu, et là, j'avais vraiment la sensation qu'aucune de mes actions de main n'avait une quelconque influence sur ma monture, enfin, il faisait le minimum syndical diront nous, mais c'est parce qu'il était sympa et qu'il en avait envie surtout. Nous avons donc fait notre aller retour au trot, il était un peu plus allant que le 5ans alors c'était agréable, puis nous sommes partis sur la piste de galop de chasse mais cette fois-ci je n'étais plus devant mais en seconde position. Et là, ce n'est pas pareil, car leur esprit de cheval de course a vite fait de reprendre le dessus... J'ai quand même tant bien que mal réussi à le garder derrière malgré une ou deux accélération en sortie de courbe où il a tenté de démarrer, il était très joyeux et ne s'est pas privé de le montrer en m'envoyant un bon paquets de ruades dès qu'il voulait démarrer ! J'ai dû user de tout mon savoir faire pour le garder à sa place, actions de main discontinues (surtout pas de point d'appui malheureuse !) et surtout serrage de genoux pour essayer de bloquer un peu le mouvement des épaules (on s'en sert en dressage pour les transitions descendantes alors pourquoi pas ?) et la voix mais ça marchait pas trop sur lui ça.  Il a finit par m'envoyer un florilège de ruades très bien exécutées juste avant que l'on repasse au trot et au pas, l'entraîneur a trouvé ça très drôle, moi aussi je dois dire, mais je ne pense pas que je le ferais tous les jours quand même !

Pour finir et après avoir déssanglé d'un trou et replié le couvre-rein sur le rein des chevaux et non sur la croupe entière, nous sommes allés sur une "piste" de pas, pour les marcher, il y en a tout un tas, ce sont des pistes rondes de la taille d'un marcheur, licées à l'intérieur avec un sol un peu dur. Et oui, parce qu'on ne marche pas n'importe où ici, chaque chose à sa place voyons ! J'ai l'impression que chaque entraîneur en a une dédiée car nous sommes allées sur la même les deux fois et les autres lots on fait de même. C'est là que l'on voit le cheval de course ressortir, s'il pouvait marcher en raclant la lice il le ferait, il fallait que je lui fasse violence pour qu'il s'en écarte un peu et toujours pas d'incurvation, vous imaginez bien ! En revanche ici on ne marche pas à deux à l'heure hein, on a un pas actif. Et lorsqu'il faut que ça aille plus vite on te dit "Fais marcher" ou bien "Fais trotter", ça veut dire "Avance un peu bon sang !". Fin voilà, je ne sais pas combien de tours on a pu faire, mais ça m'a paru vraiment très long, et je me suis dit que j'aimais mieux ma technique un peu moins organisée d'aller marcher dans le cross ou dans les bois au grès de mes envies et de celles de mon cheval. Mais bon, en même temps, ce que l'on peut faire tout seul, on peut difficilement le faire à 50, ça serait vite le bazar, surtout avec de très jeunes chevaux !

Nous sommes ensuite rentrés aux écuries, et je vais en profiter pour vous parler des portails électriques, en effet, les pistes sont fermées, il y a des portails qui s'ouvrent et se ferment au grès des passages. Il y a donc quelques mètres avant un portail, un pilier avec un buzzer ou bouton poussoir si vous préférez (rouge pour pas le louper) que vous actionnez pour pouvoir entrer, et quelques mètres après il y en a un autre pour refermer. C'est le dernier du lot qui l'actionne. Super moderne, et pratique. 

Avant de rentrer aux écuries, on fait encore un tour ou deux des bâtiments sur le dur, puis on descend, on enlève rapidement la selle puis on douche les membres et le passage de sangle. Encore deux petits tours de "parking à benne à fumier" juste devant en main puis c'est le retour au box où le foin et l'eau qu'un lad a disposé à notre départ attendent. Un coup de brosse et de chiffon o-bli-ga-toire et c'est bon. La journée est finie pour eux, elle va commencer pour moi, et il reste encore 3 lots à sortir pour mes compagnons du jour !

Avant de vous laisser, juste un petit mot sur les sensations. Nous n'avons pas fait de vrai galop, je crois qu'ils appellent ça le canter ici, du coup ce n'était pas vraiment nouveau pour moi étant donné que je me suis déjà fait quelques fois le plaisir de laisser mon cheval partir au triple galop dans les plaines ou dans des pare feu jusqu'à en avoir les larmes aux yeux  à cause du vent tellement nous allions vite. Cependant, je dois avouer que ces chevaux, de par leur équilibre extrêmement longitudinal, dégagent une impression de force incontrôlable et de puissance que l'on ne connaît pas sur nos chevaux de sport très souples et relâchés. J'ai vraiment eu la sensation très désagréable de n'être que passagère et de n'avoir que très peu d'influence sur ce qui pouvait se passer sous mes fesses. J'imagine que c'est également dû au fait que je n'ai pas tous les codes pour gérer de tels chevaux, et je pense qu'avec du métier les sensations sont toutes autres mais pour autant, je dois dire que le charme d'un cheval incurvé et relâché m'attire plus que la sensation grisante de vitesse.

11 commentaires:

  1. Un article fort intéressant, mais qui, pour ma part, ne me donne pas envie de connaître plus le monde des courses. Par une amie, je connais déjà un peu le monde des trotteurs. Bof bof....
    En tout cas, merci pour le compte-rendu.

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  2. Pas de quoi, je trouve ça intéressant de découvrir tout ça même si c'est vraiment un monde à part. Je mourrai moins bête et je saurai un peu plus de quoi je parle si j'en parle ! Même si c'est vrai qu'il n'y a pas vraiment de place pour le sentiment et le feeling car tout est millimétré et programmé du début à la fin, j'ai quand même eu la sensation que les gens étaient attachés à leurs chevaux, à leur manière...

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  3. ah ! quand même te revoilà !je piaffais de te lire depuis un bout de temps ! Alors, ma "fille" n'avait pas la gourme finalement ...une semaine pour avoir le résultat des analyses : dermite abcédative...un abcès, quoi. Elle pète la forme et je suis aux anges. Merci pour cet article ! Quelle chance d'avoir monté un lot...ces poulains sont des Formule 1 ! Cela manque à on expérience et j'ai hâte (et un peu peur..) de le vivre un jour prochain.Je crois que le milieu des courses souffre d'une mauvaise réputation, souvent non méritée.Il y a de nombreux entraîneurs qui traitent leurs chevaux avec autant d'égard que n'importe quel propriétaire de loisir. Anyway, contente de te retrouver. A bientôt !
    PS: as-tu des conseils pour moi qui souhaite apprendre à changer de pied au galop...je m'entraine au dessus d'une barre au sol, mais c'est pas gagné... Merci !

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  4. J'en aurais plein mais faudrait que je te vois pour que ce soit efficace. Pour commencer, va voir le replay du documentaire sur le dressage d'equidia avec Carlos Pinto et garde bien à l'esprit qu'il faut beaucoup d'équilibre et une bonne propulsion à ton cheval pour réussir cet exercice difficile. Bon courage !

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  5. Pareil que Victoria, le monde des courses souffre encore d'une image un peu dépassée/peu glorieuse/spéciale… etc. Il a bcp évolué même si on pourra toujours contesté ça et là des choses mais un peu comme partout au final. J'ai des amies qui sont/étaient dans ce milieu et j'ai eu l'occas de faire de superbes séances photos à l'entrainement et ça m'a bien plu.
    Concernant la monte, si il y a encore des gens qui montent en force ou un peu comme ça vient, il y en a aussi qui prennent le peu de temps qu'ils ont pour leur inculquer des bases. Ils ne sont peut être pas encore très nombreux certes mais c'est bien aussi de le souligner.

    Ca manque de photos tout ça ! ;) On aurait aimé te voir à l'oeuvre !

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  6. Ah, ben je peux pas monter et prendre des photos hein ! ;)

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  7. Oh la mauvaise excuse… bhouuuuhouuu :)))) On file son portable au petit copain d'à côté et zou dans la boite !

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    1. Ouais, ils sont pas super communicatifs les gars, déjà que je me sentais comme un cheveu sur la soupe, fallait pas compter sur moi pour leur demander de me prendre en photo ! ;)

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  8. ça devait être une belle expérience, entre adrénaline et sensations différentes.
    j'ai eu l'occasion de travailler régulièrement un "simple" réformé de 10ans, gentiment reconverti au dressage malgré son caractère très pur-sang... c'était très chouette ... Seul détail important, il fallait en extérieur impérativement qu'il soit en tête , et les rênes allemandes n'étaient pas une option... Un jr, petit galop dans des chaumes, un cheval m'a doublé... quelques secondes plus tard les rênes allemandes volaient au vent, cassées, et je me retrouvais loinnnnnn devant, larmes aux yeux, à essayer de trouver comment le faire tourner avant la fin du champ, si possible... A défaut d'avoir des réponses en bout de rênes, j'ai utilisé mon poids du corps pr infléchir sa course, heureusement que le champ était grand lol ...

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  9. Je me permet de te laisser un commentaire parce que tu as écris me choque un peu. Je suis moi-même jockey et monte à l'entrainement tous les matins et également ancienne cavalière de concours complet ...
    Sache qu'il ne faut pas généraliser ... chez nous les chevaux sont travaillés dans le bon sens, en hiver ils sont tous travaillés en manège sur le plat. Ils savent tous très bien se mettre en main et s'incurver quand il faut. Ce ne sont pas juste des bouts de bois comme tu l'as dis et ne collent pas à la jambe. Ils savent partir au galop sur le bon pied avec les mêmes aides que pour l’hippique et de même pour changer de pied. Tu n'as visiblement pas fais le bon choix d'entraineur pour aller faire cet essais ...
    Le monde des courses à vraiment beaucoup beaucoup évolué malheureusement tout le monde ne suit pas le mouvement ...
    À bon entendeur et en espérant que tu ne te refermes pas après cette expérience mitigée ;-)

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    1. Attention, je n'ai jamais dit qu'ils étaient tous comme ça, j'ai juste partagé mon expérience à l'instant T, et tu remarqueras que j'ai même écrit à la fin qu'avec plus d'expérience et en connaissant mieux les codes de ces chevaux j'aurais peut être réussi à les "incurver" un minimum. Après, tu ne m'enlèveras pas de l'idée que ce qu'on leur demande est de se rapprocher du sol et d'avoir un équilibre le plus longitudinal possible, il est donc logique d'avoir des sensations totalement différentes surtout sur un cheval qui a fait ça pendant 10 ans !
      J'ai récupéré un jeune il y a quelques temps et il a appris très vite les bases du travail de "sport" donc ces chevaux sont très loin d'être dénués de qualité j'en suis bien consciente, ce n'est pas pour rien qu'ils font de très bon chevaux de complet en seconde carrière.
      J'ai un peu de mal à comprendre que tu sois choquée car il me semble avoir été plutôt juste dans ce que j'ai écrit et surtout j'ai bien précisé que c'était des impressions personnelles et donc pas des généralités que j'imposerais comme la vérité. Je côtoie ce monde tous les jours et je le respecte, il y a des cons et des mauvais comme partout ce qui n'empêche que je ne généralise pas et sais apprécier les bons entraîneurs et les bons cavaliers d'entraînement ainsi que leurs chevaux.

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